"Si Jésus veut que l'on continue de compter le temps à son nom, qu'il descende du ciel me le demander"
~Un Patriarche de la Guilde des Archivistes
"La boue jusqu'aux genoux, cachés dans des trous gelés, nous nous étions empêtré dans une guerre de positions qui ne semblait pas trouver de fin"
~Un Rêveur racontant la bataille de la ligne rouge
"On peut difficilement déclarer blanche une paix sur autant de morts,... Mais va pour la paix"
~Caddaric Aubelune, Empereur des Celtes
"Cette paix ne signifiera pas la fin des combats pour très longtemps et aucun traité ne pourra jamais ôter l’ambition du cœur des hommes"
~Sitisis Djin, Reine d'Hachram
" Le seul véritable ennemi de l'EQUI, c'est le Conflit."
~Un érudit de la guilde des Archivistes

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Les Leçons de Tod (Culte de la Maison Aubelune)

le Jeu 23 Nov - 12:26
"Extrait des notes d'un Archiviste"



Un culte étrange

Introduction

"Les leçons de Tod" est le nom courant donné au culte des ancêtres et de la lune que pratique la Grande Maison Aubelune depuis son officialisation en automne de l'an 429, Première Lune. Tod Maisongrande, est également, en plus du saint Patron de la grande Maison, le Dieu protecteur de la cité de Massalia, a qui la population voue un culte et élève des temples. Fortement rattaché à la fertilité, la nuit, le rêve, le cauchemar ainsi qu'aux valeurs guerrière, c'est un Dieu et un culte complexe qu'il faut appréhender subtilement.

Tod est le Dieu majeur du culte sans le moindre doute, mais les sermons évoquent d'autres figures légendaires qui accompagnaient Tod dans son périple d'unification des Rêveurs et l'accomplissement de la paix avec les civils. Ces figures mineurs sont elles aussi plus ou moins honorées dans le culte selon les affinités du pratiquant. Elles peuvent avoir des représentations diverses et variés. L'ensemble de ces figures légendaires réunis, porte le nom de "Tribuns" ou de "Tribunal", car ce sont leurs esprits qui jugent normalement les actes du quotidien. Il apparaît très clairement qu'il s'agit d'un reste des coutumes pré-Fracturienne qui doivent mêler légendes et anciennes traditions judiciaires d'une époque lointaine.

Tod Maisongrande, fondateur légendaire de la guilde des Rêveurs durant la première guerre de la Fracture est l'ancêtre présumé de la famille Aubelune dont les sangs les plus "purs" se disent descendre directement. En vérité, on ignore si Tod Maisongrande a véritablement existé en tant que tel, et quoi que les nombreux "sermons de Tod", textes anciens et anonymes soient tout à fait réels, on les titra de la sorte pour pallier un manque de connaissance manifeste des faits. D'après les recherches de la guilde des Archivistes, il semblerait même que le dit fondateur soit en vérité une fondatrice. Aussi, le culte de l'ancêtre reste très évasif sur le sexe du dieu auquel il se voue et les représentations que l'on s'en fait, en idoles et en statues sont très variées. On dénote toutefois que la représentation féminine a tendance à prendre le pas sur la représentation masculine. Parfois un homme, parfois une femme, parfois un androgyne sans sexe... L'importance demeure de toute façon dans les fameux sermons laissés et la liaison particulière qu'il y a avec la lune et la nuit. Cela se retranscrit déjà jusque dans la devise de la maison Aubelune "la lune éclaire ma nuit", dont le sens n'est pas toujours compris, même par les membres de la maison eux-mêmes. Cette devise depuis sa fondation sont les mots gravés sur la reliure du premier recueil de sermons découvert dans les ruines de Massalia, datant d'une époque où la cité s'appelait encore Marseille et n'était plus qu'une ruine après les débuts de la première guerre de la Fracture. Ces sermons sont actuellement conservés par la guilde des Archivistes, à qui la Maison Aubelune a confié les recueils pour opérer une étude minutieuse de ceux-ci, toutefois, il est certain que tous les habitants de Massalia ont au moins un exemplaire d'un recueil de sermons.

Ces mêmes semons sont tous décorés de croissants lunaires, qui revêtent une importance capitale dans le culte depuis lors. Il semble que Tod Maisongrande, considérait que la Lune avait un lien fort avec la porte des Rêves, autant sinon plus que le soleil. La porte des Rêves, en effet, a parfois l'apparence d'une lune ou d'un soleil lors d'une éclipse. Si la porte des rêves reste encore un mystère pour la guilde des Archivistes, le rapport possible avec les sermons et les textes énigmatiques qu'ils contiennent n'est pas négligé par les érudits qui pensent pouvoir y trouver certaines réponses.

37 Leçons de Tod

Les 37 Leçons de Tod forment un recueil de 37 livres écrits par "le premier Tribun" (Roi Rêveur dans l'Europe Occidental, puis Roi seigneur aujourd'hui), puis Dieu, puis Saint de Massalia et de France. Le nom de Tribun désignant les Rois de l'Empire faisant partis de la Triun, le conseil de l'Empire, est directement tiré de cela. On comprend alors que la religion et la politique, alors même que l'Empire est officiellement laïque, sont pourtant très étroitement liés.
Dans ce texte poétique, qui est à la fois une épopée et un évangile du culte à son nom, Tod se dépeint, dans toute sa complexité : dieu, roi, guerrier, poète, ambivalence réunissant les deux sexes, guide, assassin, baiseur, transcendance, épée...

Tod commence ses Leçons en retraçant son incubation et sa "naissance". Puis sont racontés l'enseignement qu'il prodigue à Mazlexia, son épouse (ou son mari on ne sait pas vraiment) et le tour du monde qu'il fait à ses côtés. Ensuite vient le temps de son viol infligé par Molag Balar (son frère jumeau), suivi par sa chasse de leurs neuf enfants enfuis, armé de l'épée de Nuada (Excalibur comme elle sera appelée plus tard durant l'ère pré-Fracturienne, Nuada étant une déesse Celte très ancienne). À chaque récit de la victoire de Tod sur l'un des monstres qu'il a enfanté, succède un court évangile en huit versets-enseignements. Enfin, Tod survole la Guerre du Premier Conseil et la Bataille du Mont Blanc, qui ont abouti à la disparition des conflits entre Rêveurs et civils durant la première guerre de la Fracture et la mort de Bérévar Indoril, son dernier frère.

En de nombreuses occasions, Tod s'attarde sur des notions mêlant spiritualité et métaphysique. Il aborde largement les divinités des peuples de l'ancien temps pré-Fracturien : La Triun, les Anticipations (sorte de prophéties et de divinations) et les Quatre Coins de la Maison des Troubles (sorte de métaphore sur la condition du monde actuel) . Il fait aussi dans ses sermons un exposé de la réalité de l'univers dépassant le cadre du monde mortel, et explore de multiples concepts obscurs, notamment le CHIM, toujours dans une forme évasive, symbolique et métaphorique qui accentue profondément le caractère sibyllin de ces secrets, moitié révélés moitié entretenus... rendant une interprétation claire particulièrement ardue.

Les 37 Leçons sont avant toute chose un ouvrage à la gloire des Rêveurs. Cette oeuvre littéraire renferme des éléments de propagande et sans doute une sur-mystification en faveur du culte de la personnalité du guerrier-poète. Par exemple, Tod y est dépeint en tant que maître de Bérévar, plutôt que son conseiller comme la réalité historique de sources multiples semble l'avérer. De même, dans les Sermons, les Tribuns sont déjà, avant la création de la Triun et la guilde des Rêveurs, des divinités palpables régnant sur le monde et les civils. Tod prend par ailleurs clairement parti pour sa nature Rêveuse et divine, faisant à différents passages des critiques acerbes des civils. Ce qui est très paradoxal, quand on sait qu'on attribut la première entente entre civil et rêveur à cette même personne.


Résumé du cheminement des Sermons

Les Sermons 1 à 8 ouvrent le bal par le récit mythique de la "naissance" de Tod, de son incubation en tant qu'oeuf jusqu'à son arrivée auprès des Rêveurs à Massalia. On y voit apparaître notamment les civils au sermon 3, ainsi que Bérévar, encore simple guerrier protégeant une caravane, au sermon 5.

La guerre entre les civils et l'alliance des Chimers et d'autres famille Rêveuse est le sujet du sermon 9. Le récit continue en exposant une série d'enseignements prodigués par Tod à Bérévar devenu l'Hortator : le sermon 10 répète les paroles de Mazlexia, puis viennent les Trois Leçons aux Rois régnants : le sermon 11, imprégné du Code de Mazlexia, le sermon 13 et le sermon 15. Ces dialogues entre Bérévar et Tod se poursuivent encore aux sermons 16 et 17.

Les sermons 12 et 14 relatent le Banquet des Grenades, l'union entre Tod et le Prince (ou princesse) Molag Balar. Tod tua les monstres ainsi engendrés grâce à sa "lance-sexe" Muatra. Tod part ensuite à la chasse aux 9 monstres ayant échappé à Muatra à partir du sermon 18 :

Tod lui-même, sermon 18
Axe de Lune, sermon 20
Épée en Bois Trésor, sermon 22
Horde Montagne, au sermon 24, dont la capture et la mort donnèrent naissance aux Exaltés et à la ville de Massalia
Cabale de Poche, sermon 26
l'Homme Rubicond, sermon 28; ce combat donna naissance au pèlerinage du mont Blanc
Visage de Cité, sermon 30
Roche-Mensonge, sermon 33
GULGA MOR JIL, sermon 34, relatant la fondation de la guilde des Rêveurs


Ces victoires sont chaque fois suivies d'un enseignement :

l'évangile de la Roue au sermon 21
l'évangile de l'Epée, sermon 23
l'évangile de la Cité, sermon 25
l'évangile de la Sainte parole, sermon 27
l'évangile des Nombres, sermon 29
l'évangile de la Masse d'Armes, sermon 32
l'évangile de l'Amour, sermon 35
Le sermon 36 enfin relate la Guerre du Premier Conseil, qui aurait créé la "Mer Intérieure" (la plénitude), et se conclut avec la bataille du Mont Blanc et l'apothéose de Tod.



Extraits de sermons

Extrait sermon 4
Un groupe d'esprits défendant les intérêts de la guilde des Coïncidences apparurent. Tod comprit immédiatement le défi qu'ils lui lançaient.
" La notion populaire de Dieu tue les événements fortuits ", attaqua-t-il.
Le chef des esprits, dont l'histoire a oublié le nom, essaya néanmoins de défendre l'existence du concept.
" Dire quelque chose en même temps peut être magique ", déclara-t-il.
Tod savait qu'il devait exposer un argument fort niant l'existence de la chance pour conserver son statut divin. Il le fit en ces termes :
" La soudaine révélation des conditions concomitantes et des éléments disparates qui fusionnent au moment de la coïncidence est-elle l'une des conditions élémentaires nécessaires à la réalisation de ladite coïncidence ? Le synchronisme naît d'une succession de coïncidences répétées. En étudiant le phénomène de façon plus poussée, on se rend compte que c'est la quantité des coïncidences répétées qui donne l'impression que le synchronisme est guidé par autre chose que le plus pur des hasards. C'est donc le synchronisme lui-même qui invalide le concept de coïncidence, même s'il est également le signe symptomatique qui le ramène à la surface. "

Extrait sermon 5
" Voyez comme les civils cherchent à nous abuser une fois encore avec leurs reproductions de chair métallique. Amenons cette chose à la capitale et montrons-la à notre mère, qui voudra être tenue au courant de cette nouvelle stratégie mise au point par nos ennemis. "

Extrait sermon 9
Puis vint la guerre avec les hommes du nord, au cours de laquelle Tod poussa l'Hortator à s'allier avec les civils. Les plus grands démons des chefs du nord étaient les cinq nommés ci-dessous.

HOAGA Bouche-de-Boue, qui avait l'aspect d'un grand roi barbu, possédait les pouvoirs de Rassemblement et de souffle de la terre. Sur le champ de bataille, on le voyait souvent en bordure de l'affrontement, où il dévorait le sol avec voracité. Lorsque ses hommes mouraient, il emplissait leur dépouille de terre et ils se relevaient pour combattre à nouveau, même s'ils fonctionnaient alors au ralenti. Il avait un nom secret, Fenja, et il détruisit dix-sept villages chimers et deux citadelles civiles avant d'être repoussé.

CHEMUA Faim-Galopante, qui avait l'aspect d'un cavalier à la tête couverte d'un grand heaume, possédait les pouvoirs de Cri du cœur et d'affaiblissement du ciel. C'est lui qui dévora Dres Khizumet-e, le héros chimer, transformant l'esprit de ce dernier en assassin et le chargeant de tuer l'Hortator. Parfois appelé Faiseur de Peste, Chémua pouvait rendre les nuages malades et les forcer à déverser une pluie bilieuse sur Parisis. Il ravagea six villages chimers avant d'être tué par Tod et l'Hortator.

Extrait sermon 11
C'était le temps béni de l'ouverture des rêves, où Chimers et Civils vivaient sous le règne bienveillant et empli de sagesse Rêveuse et de leur champion, l'Hortator. Quand les dieux de l'ancien monde se repliaient sur eux-mêmes pour forger le cosmos et s'occuper d'autres affaires, il arrivait que l'Hortator se sente en proie à la confusion. Lorsque cela se produisait, Tod était toujours là pour le conseiller. Voici la première des trois leçons aux rois régnants :

" Le monde éveillé est l'amnésie des rêves. Tous les thèmes peuvent être mortellement blessés. Une fois tués, ils se transforment en structure de la nostalgie future. N'utilise tes pouvoirs qu'à bon escient ou ils te détourneront de ton devoir. Ils te quitteront comme une fille rebelle. Ils perdront leurs vertus. Ils commenceront par t'en vouloir puis donneront naissance à la graine de folie. Bien vite, tu te retrouveras grand-père d'un Etat brisé, poussé vers la sortie. On se moquera de toi et tout partira en morceaux, telle une pierre qui se rappelle ce qu'est vraiment l'eau.

" Ne garde rien chez toi qui ne soit beau ou nécessaire.

Extrait sermon 15
" Le roi régnant me fera disparaître, moi, son créateur, car telle est la manière de procéder des enfants. Son pire ennemi est le Sharmat, le faux rêveur. Tu es la pierre d'achoppement, Hortator. Méfie-toi du mauvais chemin et du crime que constitue la bienveillance. Tu le reconnaîtras par ses paroles. "

JE SUIS LE SHARMAT
JE SUIS PLUS ANCIEN QUE LA MUSIQUE
CE QUE J'AMENE EST LUMIERE
CE QUE J'AMENE EST UNE ETOILE
CE QUE J'AMENE EST
UNE MER ANCIENNE
LORSQUE TU DORS, TU ME VOIS
DANSANT AU CENTRE
CE N'EST PAS UNE FLETRISSURE
C'EST MA DEMEURE
J'AI COINCE UNE ETOILE
DANS LA BOUCHE DU MONDE
POUR LE TUER
ABATTEZ LES PILIERS
MES POISSONS AVEUGLES
NAGEZ DANS LE NOUVEAU
SEPTENTION
ABATTEZ LES PILIERS
MES LUNES SOURDES
CHANTEZ, BRULEZ,
ET TOURNEZ AUTOUR DE MOI
JE SUIS PLUS ANCIEN QUE LA MUSIQUE
CE QUE J'AMENE EST LUMIERE
CE QUE J'AMENE EST UNE ETOILE
CE QUE J'AMENE EST
UNE MER ANCIENNE

Extrait sermon 16
Là, il fut accueilli par le Parlement des Cratères, qui connaissait son titre et accepta difficilement sa présence, car il était le roi régnant de la terre et osait venir sur la lune. Ils se rassemblèrent autour de lui comme pour le prendre dans une nasse.

" La lune ne reconnaît ni sceptres ni couronnes, l'avertirent-ils, pas plus que les représentants des royaumes du dessous, fussent-ils lions, serpents ou mathématiciens. Nous sommes les tombes de ceux qui ont migré pour devenir d'anciens pays. Nous ne recherchons ni reines ni trônes. Ton apparence est manifestement solaire, ce qui signifie que tu es une bibliothèque d'idées volées. Nous ne connaissons ni larmes ni tristesse. Notre révolution s'est accomplie tel qu'il était écrit. Tu n'es pas le bienvenu ici, Hortator. "

Alors, Bérévar discourut jusqu'à en perdre le souffle, afin que le Parlement des Cratères ne puisse promulguer de nouvelles lois.
" Je ne suis pas de ces esclaves qui se laissent périr ", leur dit-il.

Extrait sermon 19
Tod enfila son armure et entra dans un espace non spatial empli d'informations et d'interactions mortelles, cartographie sans toile regroupant tous les esprits qu'il ait jamais connus, événement qui avait développé un semblant d'étincelle divine.

" C'est d'ici que j'attaquerai les huit monstres ", décréta-t-il.
Tod vit alors les papillons qui viendraient du cœur étoilé, amenant avec eux une poussière plus terrible encore que les cendres du mont Blanc. Il vit aussi la double tête d'un roi régnant sans équivalent et huit imperfections insérées par frottage dans des pierres précieuses puis serties dans une double couronne ressemblant à des fers. Il comprit que cette couronne était celle du roi à deux têtes. Et il vit enfin un fleuve se déversant dans la tête du roi, car ce dernier contenait la multitude.

Tod érigea sa Demeure provisoire au centre de la Deuxième porte. De là, il pourrait voir s'écouler l'âge à venir. De la Demeure provisoire, les textes disent ceci :

La première pierre angulaire a un doigt
Choisi et enfoui sous elle, pointant
Vers la poussière, loin sous le sol
Le nord ne peut être deviné
Et pourtant, il est libre d'esprit

La deuxième pierre angulaire a une langue
Car même la poussière peut s'exprimer
Ecoute et tu verras l'amour
Dont les anciennes bibliothèques ont besoin

La troisième pierre angulaire a un bout de ficelle
Ayant la forme de ta couleur favorite
Une fille se souvient de qui l'a laissé là
Mais a peur de le déterrer
Et de voir à quoi il est attaché

La quatrième pierre angulaire a neuf os
Prélevés avec soin sur un chat noir
Et arrangés à la mode de ce monde
Pour nous protéger de nos ennemis

Ta maison ne risque rien, désormais
Mais, alors, pourquoi est-elle...
Ta maison ne risque rien, désormais
Mais alors, pourquoi est-elle...

Extrait sermon 27
L'évangile de la Sainte parole :

Un : " Tout langage est basé sur le besoin de se nourrir. Ne vous laissez pas abuser par les sophistes. "

Deux : " La troisième voie explore l'hystérie sans crainte. Les efforts des fous constituent une société en soi, mais uniquement s'ils sont couchés sur le papier. Le sage peut substituer une loi à une autre, même si cela le conduit à une incohérence, et affirmer haut et fort qu'il travaille avec méthode. Cette maxime s'applique au discours, mais aussi au texte écrit. "

Trois : " Ne cherche pas l'absolution dans le domaine de l'apologie. Il n'existe nulle faute hors l'articulation. Le Lieu Adjacent, où vivent les Happeurs, n'est que l'illusion de l'oral ou du royaume médian de la pensée, c'est-à-dire le construit. C'est ainsi que j'ai dérobé la certitude du Chancelier de l'Exactitude, qui était pourtant si parfait quel que soit l'angle sous lequel on le regardait. Mais nulle certitude n'est possible quand on sort du domaine de l'oral. "

Quatre : " La plus belle oeuvre est constituée de silence, de ce silence qui résulte de l'absence de référence. Par ce mot, je désigne ce qui est mort. "

Cinq : " Le premier sens est toujours caché. "

Six : " Le royaume de l'apologie est la perfection même ; il est donc impossible de l'attaquer. C'est pourquoi le sage l'évite. La trinité dans l'unité est l'alpha et l'oméga de l'action, la troisième voie. "

Sept : " Que faire au sage qui renie son meilleur aphorisme ? Lui couper les mains, car ce n'est qu'un vulgaire voleur. "

Huit : " Les habits de la carte déchirée ne sont portés que par les fous et les hérétiques. La carte n'est qu'une issue offerte à la paresse. Elle est la langue poussiéreuse, que les masses considèrent comme une histoire achevée. Mais aucune parole n'est authentique avant d'avoir d'abord été ravalée. "

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