"Si Jésus veut que l'on continue de compter le temps à son nom, qu'il descende du ciel me le demander"
~Un Patriarche de la Guilde des Archivistes
"La boue jusqu'aux genoux, cachés dans des trous gelés, nous nous étions empêtré dans une guerre de positions qui ne semblait pas trouver de fin"
~Un Rêveur racontant la bataille de la ligne rouge
"On peut difficilement déclarer blanche une paix sur autant de morts,... Mais va pour la paix"
~Caddaric Aubelune, Empereur des Celtes
"Cette paix ne signifiera pas la fin des combats pour très longtemps et aucun traité ne pourra jamais ôter l’ambition du cœur des hommes"
~Sitisis Djin, Reine d'Hachram
" Le seul véritable ennemi de l'EQUI, c'est le Conflit."
~Un érudit de la guilde des Archivistes

Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
Administrateur
Afficher
Messages : 33
Talents : 12082
Réputation : 3
Citation : "Laissez-les s'entretuer, celui qui survivra aura alors mérité notre attention."
Localisation : Éthiopie
Voir le profil de l'utilisateur

Administration du Royaume d'Hachram

le Mer 14 Fév - 1:17


Administration du Royaume d'Hachram

Introduction




Le Royaume d’Hachram fut officiellement créé et reconnu en 703 lors du « Pacte de la Mer Rouge » avec à sa tête, la maison Aboudabi. En 879, Ibn Assad Aboudabi, roi d’Hachram meurt des mains d’une faucheuse contractée par la maison Djin qui subtilise le pouvoir. Aujourd’hui, au travers de la Reine Sitisis Djin, cette maison est toujours sur le trône du royaume et est devenue l’une des plus influentes du monde. Hachram s’étend sur la majorité du nord de l’Afrique et du Moyen-Orient et sa capitale est Addis Adeba, en Ethiopie.

Composé d’environ 600 millions d’habitants à la répartition très inégale, Hachram est un royaume dont la diversité culturelle est au cœur de son administation.  Malgré les efforts réalisés par la famille royale pendant presque deux millénaires à développer une unité religieuse et culturelle à travers l’Ordre d’Isis, la stabilité du royaume dépend principalement de son économie florissante, des libertés individuelles et de l’indépendance des maisons mineurs qui le composent.


Le système politique


Hachram est une théocratie fédérale. La souveraineté est détenue par l’ordre d’Isis, dont la famille royale est à la tête. Cet ordre possède tout pouvoir sur le reste du royaume, ses injonctions doivent être respectés par tous et les Lois de l’Ordre doivent être suivies. Chacun des Grands-ducs qui composent le royaume est contraint d’obéir à celles-ci, mais possède une liberté complète sur le développement de son territoire et de ses propres lois. De plus, un officiel peut décider d’invoquer le grand conseil s’il est en désaccord avec une injonction le concernant directement.



La Hiérarchie


Officiellement, tous les pouvoirs du royaume d’Hachram sont détenus par Isis. En son absence, ce pouvoir est confié à l’Ordre d’Isis à travers le Roi, représentant des dieux sur Terre.

Après le Roi vient le haut clergé, les chefs des trois branches, soit le Gouverneur du Savoir, le Gouverneur des Armées et le Gouverneur Administratif. Ces trois individus se partagent également la tache de gérer le royaume en l’absence du Roi. Provenant généralement des maisons principales du royaumes, ils sont proposés au Roi à travers l’administration de leur branche et ce dernier les nomment tous les cinq ans, mais il n’est pas rare de les voir réaliser plusieurs mandats. Pour tout ce qui concerne leurs attributions, ils n’ont de compte à rendre qu’au Roi et sont libre d’agir comme bon leur semble à travers le royaume.

Les Grands-ducs sont les vassaux du Roi, ils possèdent des terres et d’autres vassaux inférieurs. Ils doivent respecter le Roi et les lois de l’Ordre d’Isis. S’ils n’ont pas à obéir aux Gouverneurs, il leur est interdit d’entraver leur travail. Mise à part ces points-là, ils peuvent gouverner leur territoire comme bon leur semble. Si rien de commun n’a été fait à ce point, chacun des Grands-ducs possède un arrangement avec la famille royale, s’accordant sur les taxes et demandes spécifiques entre les deux.

Après ce point, la hiérarchie se complexifie, chacun des Grands-ducs s’organisant de la manière dont il le souhaite. Cependant, la hiérarchie officielle du royaume se classe comme tel :
- Grand-duc (pays)
- Duc (région)
- Comte (comté ou préfecture)
- Seigneur (ville ou arrondissement de préfecture)

Les branches de l’Ordre d’Isis possèdent également des systèmes hiérarchiques différents. Il est toutefois important de préciser que les citoyens payant le plus de taxes se voient régulièrement récompensés de droits et de terres et qu’un débat sur la création d’un nouveau statut officialisant légalement les inégalités économiques, permettant ainsi aux maisons les plus riches d’accéder à un statut légal supérieure, est en cours.


Le Grand Conseil


Dès lors qu’une décision de l’Ordre d’Isis est contestée de manière officielle, il est d’usage de rassembler un conseil qui sera composé des plaignants, du Roi, des Grands-ducs et des membres de l’Ordre responsables du sujet. La présence en ce conseil n’est aucunement obligatoire et sa portée n’est que limitée. En effet, conformément à la répartition des pouvoirs du royaume, la volonté du Roi fait loi, seule son absence permet d’accéder à un vote entre les Grands-ducs, dont le résultat peut parfaitement être annulé par le Roi. Cependant, si beaucoup critiquent l’absence de moyens légaux à ce conseil, l’histoire a su montrer que ce conseil avait su résoudre nombre de problèmes. De plus, comme les échanges du conseil doivent être diffuser publiquement, il peut être utilisé pour simplement sensibiliser la population à un problème.


Système économique


Le royaume d’Hachram possède l’une des économies les plus développées du monde, même parmi les autres grands royaumes. Tout d’abord, il n’y a pas de taxe royale et même si les Grands-ducs ont la possibilité d’en instaurer, les pressions économiques de la population et des entreprises les limitent grandement. Il existe cependant généralement un accord économique entre la couronne et chaque Grands-duc concernant la répartition des ressources naturelles. Le Roi possède toutefois le droit d’infliger une sanction économique à une entreprise ou un individu.

La monnaie utilisée à travers le royaume d’Hachram est la même sur tout le territoire. Il y a la pièce d’or, la pièce d’argent et la pièce de bronze.





PièceBronzeArgentOrCertificat PlatineCertificat Diamant
Bronze120400400 K2 000 K
ArgentX12020 K100 K
OrXX110005000

Chacune de ces pièces ont une équivalence en billet de certificat disponible à la banque royale. Les certificats Platines et Diamants sont des billets délivrés sur demandes spéciales, ils sont réalisés avec grand soin et réputés impossibles à falsifier. Ils sont surtout utilisés dans les échanges commerciaux des grandes entreprises ou par les plus grands artisans. S’ils fonctionnent comme n’importe quel billet, ils servent également de symbole de richesse. Un certain nombre d’établissement ou de quartier résidentiel recquierent la possesion de l’un de ces certificats comme preuve d’une certaine aisance financière. Ainsi, il est assez populaire de voir des nouveaux riches être enthousiasmés par l’obtention du certificat diamant.

Le système de billet est cependant propre à la banque royale et toute possession de billet n’en provenant pas est considéré comme un crime passable de lourdes sanctions financières. Les citoyens ne sont pas obligés de l’utiliser et peuvent parfaitement garder leurs pièces avec eux, au risque de se les faire voler. En effet les billets, sauf ceux d’argent et de bronze, ont la spécificité d’être facilement traçables grâce à leur code d’identification et les équipes de la branche de la protection entrainées spécialisées pour cela. Les dépenses de ces billets doivent être accompagnées d’un ticket d’achat, preuve du changement de propriétaire du billet. Ce dernier devra alors être authentifé à nouveau par la banque dans les sept jours, sauf s’il est utilisé à nouveau.

Ce système permet, entre autres choses, de favoriser l’échange économique en poussant les gens à dépenser rapidement leur argent, de vérifier régulièrement que les billets en circulation sont authentiques et d’obtenir des données sur la situation financière des citoyens. De plus, si un billet arrive à la banque et se trouve être un faux, il est possible de remonter jusqu’à la source de ce billet en retraçant les tickets d’achat. Le dernier possesseur se verra alors remboursé de ce billet s’il ne se prouve pas coupable de sa création. Indirectement, ce système est également la cause de nombreux emplois à travers les nombreuses banques du royaume, les billets d’or circulant très librement dans celui-ci.



Les Entreprises


Grâce à la liberté économique d’Hachram et aux encouragements à l’investissement, l’économie du royaume repose sur une multitude d’entreprises qui gravitent autour d’une poignée d’énormes entreprises possédant de nombreuses filiales dans tous les domaines économiques. Presque la totalité des maisons mineures basent leur fortune sur les parts qu’ils possèdent de ces entreprises. Le monde financier possède donc un pouvoir politique très important puisqu’une faillite peut parfois provoquer des pertes importantes de terres, voire la destitution du titre de Grands-duc. En effet, les Grands-ducs et leurs vassaux ne doivent leur titre qu’à leur possession de terres et une trop mauvaise gestion économique de leurs investissements peuvent remettre en question ce titre.

De ce fait, les entreprises ont une importance capitale au sein du royaume et créent ainsi une unité nationale tournée sur l’économie, les Grands-ducs préférant généralement s’allier grâce à leurs liens économiques. Il faut cependant reconnaître que ce système a également entraîné nombre de conflits armés lors de la dernière guerre, les entreprises s’affrontant pour des monopoles au travers des armées des Grands-ducs à leur tête.

Ainsi, rares sont les travailleurs indépendants à Hachram, ceux-ci ayant généralement du mal à trouver un logement et de s’assurer des revenus confortables. Même chez les artistes et les maitres-artisans, il est assez courant d’être employé dans une entreprise.



La Compagnie Royale


La Compagnie Royale est probablement la plus grande entreprise du royaume d’Hachram. Malgré son nom, elle n’est pas directement dirigée par le Roi, mais par un conseil d’actionnaires dont les votes sont comptés proportionellement à leur part. La famille royale en possède cependant 34% et interdit systématiquement tout rachat d’action dépassant les leurs.

Cette entreprise est implantée à travers tout le royaume, que ce soit à travers des banques royales, des centres éducatifs privés, des loisirs, des transports, des prisons, la production et la vente de produits alimentaires, la construction immobilière… Tout citoyen du royaume peut s’il le désire, quels que soient ses compétences, son âge ou sa situation financière, se faire employer par la Compagnie Royale en échange d’un salaire. Ce sera alors le rôle de l’entreprise de trouver un travail adapté à celui-ci.

Grâce au système bancaire par exemple, entre les frais bancaires et les gains engrangés grâce à la fortune qui leur est confiée, les banques royales engrangent un chiffre d’affaire couvrant très largement tous les emplois nécessaires à leur fonctionnement. Les bénéfices globaux de la compagnie sont alors redistribués à travers les actionnaires.

A ce jour, la Compagnie Royale est installée dans plus de 30 000 communes d’Hachram et embauche plus de 72 millions de citoyens et étrangers. En effet, si les citoyens sont systématiquement acceptés à la Compagnie Royale, cela ne veut pas dire que les étrangers ne peuvent y travailler. Cependant leur statut leur interdit l’accès à certains secteurs et ils n’obtiennent pas la bourse citoyenne qui est un complément de salaire réservé aux citoyens.


La Citoyenneté


Pour être citoyen d’Hachram, il est nécessaire d’être né de deux parents citoyens, d’avoir finit son cursus scolaire et travaillé trois ans dans le royaume ou simplement de l’acheter au prix habituel de 2 certificats diamant. Il est également possible pour un Grand-duc de donner ou d’ôter le titre de citoyen à un habitant de son territoire, mais il lui est interdit de le lui faire payer.

Si les conditions d’obtentions semblent assez simples, en réalité, bon nombre d’habitants du royaume ne sont pas considérés comme des citoyens. Dans les milieux sociaux les plus pauvres, il est assez rare de trouver quelqu’un avec ce statut et encore plus rare que ça soit le cas des deux parents. En effet, malgré la gratuité du système éducatif, ce dernier se terminant généralement à l’âge de 23 ans, peu sont les non citoyens qui y parviennent jusqu’au bout.

La citoyenneté apporte la bourse citoyenne d’une pièce d’or par semaine, l’accès aux places élevées du clergé, la possibilité d'être actionnaire de la compagnie royale et d'être représenté gratuitement lors d'un procès et différents avantages confortables comme une priorité de passage dans les banques ou les hôpitaux.



Les Lois de l'Ordre


0 – La volonté divine doit être respectée et accomplie.
1 – Tous les grands traités internationaux encore valides signés par le royaume doivent être respectés
2 – Tout individu a droit au respect de ses croyances.
3 – Tout individu a droit à son intégrité physique et mentale.
4 – Nul ne peut être exécuté sans décision de justice.
5 - La dignité humaine doit être respectée et protégée.
6 – Nul ne peut être réduit en esclavage. Tout travail doit être rémunéré.
7 – Tout citoyen a droit au respect de sa vie privée.
8 – Les arts et les sciences sont libres, nul ne peut condamner un artiste ou un scientifique pour le domaine de ses travaux.
9 – Tout individu a droit à une éducation gratuite.
10 – Tout citoyen a le droit de travailler librement et d’excercer une profession choisie ou acceptée.
11 – Tout individu a le droit de jouir de la propriété des biens qu’elle a acquis légalement, de les utiliser, d’en disposer et de les léguer.
12 – Tout citoyen a le droit de circuler librement à travers le royaume.
13 – Tout citoyen a le droit de corriger ou faire corriger une injustice qu’il aurait subi à condition que cette correction soit à hauteur de l’injustice subie. Dans le cas où cela impliquerait une attente aux droits précédement cités, elle devra être validé par un juge de l’Ordre.
14 – Tout citoyen a le droit de recourir à la Justice gratuitement.
14 – Tout individu a le droit de recourir aux services d’un avocat.
15 – Une Faucheuse ne peut être rendu coupable des crimes commis contractuellement.



Le Système Judiciaire



La branche administrative de l’Ordre d’Isis est chargée de la Justice dans le royaume d’Hachram. Si les Seigneurs gardent une autorité et peuvent faire office de juge lorsqu’ils le souhaitent, ils ne peuvent outrepasser les décisions de l’Ordre, bien que celui-ci essaie généralement de ne pas les froisser. L’Ordre est principalement chargé dans ce domaine de s’assurer que les Lois de l’Ordre soient respectées, mais ils restent parfaitement compétents pour tout affaire judiciaire concernant les lois imposées par les Grands-ducs. Le fonctionnement du pouvoir judiciaire reste assez complexe puisque selon les pays, les lois locales peuvent être très différentes.

Chaque individu peut engager un avocat et les citoyens ont même le droit de s’en voir attribuer un gratuitement s’ils le désirent. Ceux-ci sont généralement employés dans des grandes entreprises ou dans l’Ordre d’Isis.



La Noblesse



Dans le royaume d’Hachram, la noblesse de sang ne possède aucun droit particulier. Seules les terres possédées permettent d’accéder à des postes hiérarchiques élevées. Evidement, les nobles sont généralement ceux qui possèdent des terres, mais ce n’est pas forcément le cas. Ainsi, si un ancien paysan étranger réussit à gagner suffisamment d’argent, il pourra très bien s’acheter une citoyenneté et des terres, ayant ainsi plus de droits qu’un noble qui aurait perdu ou vendu ses terres.

Il est cependant commun que les Grands-ducs accordent des droits spécifiques aux nobles dans leur grand-duché, notamment pour permettre aux membres de leur famille n’ayant pas de terre de profiter tout de même d’un statut avantageux. Comme cela n’est pas interdit dans les Lois de l’Ordre, aucun roi n’a jamais essayé d’aller à l’encontre de ces décisions, mais ces avantages sont généralement mal vus par la couronne, et ne sont aucunement respectés à l’intérieur de la capitale.

Même la famille royale ne possède pas de droit supplémentaire grâce à leur statut. Ses membres sont cependant rarement dépossédés de leurs terres et ceux n’en possédant pas sont souvent installés à des postes importants au sein de l’Ordre d’Isis. De plus, personne n’oserait réellement s’en prendre à l’un d’entre eux.

S’il existe encore nombre de nobles pour qui ce titre a de l’importance et refusant de se mêler à ceux ne le possédant pas, leur refus de mixité est moindre comparée à celui de la haute bourgeoisie.


La famille royale


Comme dit précédemment, la famille royale ne possède pas de droits supérieurs au reste de la population, à l’exception du dirigeant et de son héritier. Le Souverain n’a pas de supérieur hiérarchique et sa parole fait loi. Pour son héritier, la situation est plus complexe. D’abord, rien dans les Lois ne déclare des attributions particulières à son sujet, cependant, en tant que futur représentant des Dieux sur Terre, il est inimaginable de lui imposer quoi que ce soit. Ainsi, l’histoire ne fait mention que d’une seule occurrence d’un jugement d’un prince héritier, ce fut en 1456, l’œuvre de son frère cadet qui avait l’aval du Roi et aucune peine ne fut donnée. Pour les autres potentiels héritiers indirects, la situation est encore plus bancale et leurs droits et immunité judiciaire varient beaucoup en fonction des époques.

Globalement, il est admis que les membres de la famille royale, héritiers ou pas, sont exempts des devoirs du reste de la population et que tout problème avec l’un d’entre eux sera directement réglé par le souverain. De plus, la plupart de ses membres se voient attribuer des territoires d’Egypte plus ou moins important pour assurer leur statut.

Les branches secondaires de la maison Djin, ne pouvant prétendre au trône qu’en cas d’absence totale d’héritier, ne sont pas concernés par cela et peuvent être jugés comme n’importe qui. Leur contrôle du Grand-Duché d’Egypte leur permettent néanmoins de ne pas être inquiétés plus que cela, sauf en cas de faute majeure.

La situation actuelle rend les choses encore plus compliquées car la Reine n’ayant ni frères et sœurs ni enfants ni famille proche, le Grand-Duc d’Egypte se retrouve premier sur la liste de succession. Les règles de succession étant la suivante ; l’enfant le plus âgé du souverain sortant hérite du trône, la ligne de la succession suit ensuite les descendants de l'intéressé jusqu'à l'épuisement de sa lignée, avant de passer, toujours selon la même règle, à sa fratrie, ainsi qu'à leurs descendants, en tenant compte de l'ordre des naissances. S’il n’y a personne en dessous, on fait la même chose en remontant. Comme dans le cas présent, le père de la Reine était fils unique et que son père avant lui avait fait exécuter ses frères et exiler ses sœurs, il faut remonter à la sœur de son arrière-grand-mère, dont les arrières petits enfants sont aujourd’hui à la tête de la branche secondaire de la famille. Autant dire qu’à part eux, nombreux sont ceux qui espèrent que la Reine ait l’intelligence de produire un enfant en bonne santé avant de mourir.



La Bourgeoisie



Considéré par beaucoup comme les véritables nobles d’Hachram, la bourgeoisie est une classe sociale très vaste décomposable en trois catégories, la haute, la moyenne et la petite bourgeoisie.

La petite bourgeoisie regroupe les personnes ayant suffisamment d’argent ou de possession pour s’assurer un mode de vie très correct au sein d’Hachram. Ne possédant généralement pas suffisamment de terres pour obtenir un statut particulier, ils possèdent néanmoins généralement celui de citoyen. Les petits bourgeois représentent un quart de la population du royaume et une bien plus grosse part de son économie. De l’artisan au cadre d’entreprise, ils sont présents dans la majorité des secteurs économiques. Bien que vivant mieux que la plupart des gens, ils ne sont pas vraiment considérés comme tel par la population et se mélangent volontiers avec le peuple.

La moyenne bourgeoisie regroupe ceux dont les possessions les assurent une vie luxueuse. Rares sont ceux n’ayant pas le statut de citoyen et nombreux ceux étant seigneurs ou comtes. Il s’agit de la classe sociale avec le plus de diversité économique. Ceux provenant de la haute bourgeoisie ont plutôt tendance à garder un train de vie luxueux mais discret tandis que ceux provenant de la petite ou du reste de la population ont généralement tendance à faire dans l’extravagance et la surconsommation. Ils représentent 3% de la population du royaume (environ 18 millions tout de même). Dû à leur diversité, il est difficile de généraliser leur comportement, certains continuant d’agir comme n’importe quel citoyen et d’autres préférant se tenir à l’écart du peuple.

La haute bourgeoisie est la classe sociale la plus élevée au sein du royaume. Composée de moins d’un millième de la population, elle regroupe notamment l’ensemble des ducs, grands-ducs et grands actionnaires. La plupart d’entre eux se refusent de se mêler au reste de la population, organisant régulièrement des banquets et fêtes somptueux leur étant réservés. Malgré leur faible nombre, ils jouent un rôle essentiel au fonctionnement du royaume puisqu’ils détiennent un tier des richesses de celui-ci. Que ce soit par l’administration de territoires, la gestion d’entreprise, l’investissement économique ou l’organisation d’évènements publiques, ils rythment la vie des autres dans un but économique et démagogique. Si aucun d’eux n’a son mot à dire sur les décisions de la couronne, leur impact économique est tel qu’ils peuvent la faire plier facilement s’ils y travaillent ensemble. Ils sont considérés par la majorité de la population comme la véritable noblesse du royaume, même si certains ne sont que des investisseurs ayant très bien réussis. Beaucoup d’entre eux souhaitent d’ailleurs que la Reine instaure un statut officiel reconnaissant leur apport à la société qui leur accorderait des droits supplémentaires. Contrairement au reste de la bourgeoisie, il est assez rare d’en voir exhiber inutilement leurs richesses, même pour ceux dont la fortune est récente, pour la simple raison que ceux qui le font finissent généralement assassinés et/ou dépouillés. Cela reste cependant subjectif, puisque leur train de vie est suffisamment luxueux pour ressembler à une exposition de richesses permanente pour les plus pauvres du royaume. Il est d’ailleurs intéressant de noter que ceux ayant fait partie de cette classe mais étant retombés dans celles inférieures sont tournés en dérision et rejetés par beaucoup, ce qui entraîne chaque année un nombre conséquent de suicide ou d’émigration.



Le "Bas" Peuple



Regroupant plus des deux tiers de la population du Royaume, le « bas » peuple est très diversifié. Du paysan étranger au tavernier citoyen, la différence de train de vie peut être bien différente. La majorité d’entre eux ne possèdent ni terre ni citoyenneté. Ils sont contraints par leur manque de ressource à travailler quotidiennement dans des grandes entreprises, parfois pour des revenus leur permettant à peine à subvenir à leurs envies de consommations. Les citoyens en faisant partie n’ont pas vraiment de soucis pour se loger ou se nourrir grâce à la bourse citoyenne, mais les étrangers n’ayant pas de qualifications particulières ou présentant un handicap se retrouvent souvent dans des situations très précaires. Certaines entreprises sont justement spécialisées dans l’emploi des étrangers incapables de subvenir à leurs propres besoins. Elles leur prêtent généralement un logement rudimentaire et leur donnent des repas basiques comme paiement pour la réalisation des tâches dont personne ne veut s’occuper. Si beaucoup considèrent ces emplois comme de l’esclavagisme moderne, rares sont ceux qui s’en plaignent publiquement, par peur de perdre leur seule chance de survie dans un royaume qui ne les considère pas. Les personnes dans cette situation précaire ne représentent cependant qu’un dixième de la population, le reste du « bas » peuple réussissant à générer suffisamment d’argent pour faire vivre leur famille de manière plus ou moins décente.

Si le statut de citoyen permet de s’assurer un confort de vie, celui d’étranger ne signifie pas forcément l’inverse. Ceux-ci représentant presque la moitié de la population du royaume, leur situation est presque aussi diversifiée que celle des citoyens. De plus, si les Lois de l’Ordre leur accordent moins de droits qu’aux citoyens, leur grand nombre leur donne une force importante dans la défense de ceux-ci. Les manifestations d’étrangers sont assez courantes et rares sont les Seigneurs qui osent utiliser la force pour les calmer.

Globalement, la population est assez bien éduquée, même les étrangers préférant placer leurs enfants dans l’éducation publique que de les faire travailler dès leur plus jeune âge. Ceux-ci en sortent généralement entre quatorze et dix-huit ans en fonction de leurs réussite scolaire, avec suffisamment de connaissance pour trouver un emploi correct. Certaines personnes poussent même leurs enfants à continuer leurs études jusqu’à leurs fins, leur permettant ainsi d’accéder à la citoyenneté et augmentant leurs chances d’intégrer la bourgeoisie. Cependant, si l’école est gratuite, entretenir financièrement son enfant jusqu’à ses 23 ans peut être assez difficile.



Civils Et Rêveurs


Au royaume d’Hachram, il n’y a techniquement aucune différence légale entre les civils et les rêveurs. Il est d’ailleurs commun d’en trouver des deux dans toutes les classes sociales. Il est cependant naturel que les rêveurs soient bien plus représentés dans les couches supérieures, bien que ce déséquilibre ait plutôt tendance à se réduire depuis la fin des grandes guerres. Si certaines capacités liées au flux permettent à leurs possesseurs d’être très demandés et de s’enrichir rapidement, la majorité des rêveurs, comme partout dans le monde, n’ont rien de bien particulier et certains renoncent même à apprendre à se servir de leurs dons par manque de temps ou d’intérêt. Si le développement économique d’Hachram permet aux civils sachant investir de pouvoir s’enrichir, cela reste les rêveurs qui possèdent les records d’amélioration sociale. Réussir à maitriser certaines écoles peut immédiatement garantir une position et des revenus très confortables. En ces temps de paix, les guerriers peuvent toujours compter sur les missions pour gagner leur vie, tandis que le métier de gladiateur permet chaque année à des centaines de sportifs de devenir très riches en divertissant le peuple, les meilleurs d’entre eux pouvant gagner plusieurs certificats platines par compétition. Il arrive néanmoins de temps à autres de voir un civil se démarquer dans les combats de gladiateurs, repoussant les limites du corps humains (avant de se faire écraser par un rêveur expérimenté).

Depuis des siècles, la famille royale n’a cessé d’inciter les civils à s’investir dans le royaume, souhaitant leur prouver que leur condition n’était pas un frein à leur développement. Elle montra d’ailleurs l’exemple à de nombreuses reprises en plaçant des civils à des postes importants. Ces efforts semblent néanmoins s’être arrêtés depuis quelques années.





L'Ordre d'Isis



Description détaillée

Si l’Ordre d’Isis n’est qu’une des religions principales d’Hachram, et même pas la plus suivie, son rôle au sein du royaume dépasse largement celui de clergé. Religion officielle du Royaume depuis l’an 1101 du premier âge, l’Ordre a prit la place de nombreux services gérés par l’Etat depuis. Ainsi, en plus de leurs occupations religieuses, les membres de l’Ordre sont en charge des écoles, des hôpitaux, de la Justice, du maintien de l’ordre public, de l’administration du royaume en l’absence de la Reine et des banques. Tous ses membres sont officiellement employés par la Compagnie Royale, mais leur organisation au sein de celle-ci est totalement indépendante. La Compagnie Royale étant une entreprise privée avec des actionnaires ne faisant pas partie de l’Ordre, les intérêts des deux institutions ne sont pas toujours en adéquation.

Les membres de cet ordre sont tous citoyens et sont recrutés à travers les écoles ou les orphelinats. S’ils n’ont pas de droits supplémentaires, l’appartenance à cet ordre offre de nombreux avantages surtout dans les zones où l’administration le soutient. Comme il comprend le maintien de l’ordre, la justice et le système bancaire, faire partie du même groupe permet de mieux s’entendre avec les figures d’autorité au quotidien.

Il est cependant important de noter que les rôles occupés par les membres de l’Ordre ne sont pas exclusifs à ceux-ci. D’autres entreprises se sont installées dans le secteur de la santé, de l’éducation ou de la finance, certains Grands-Ducs choisissant de favoriser leur entreprise préférée à l’intérieur de leurs terres. Néanmoins, très rares sont les entreprises dont les services de maintien de l’ordre ou judiciaires sont reconnus dans différents territoires. De plus, seuls les membres de l’Ordre sont habilités par la couronne et ainsi ne peuvent être tenus responsables de l’exercice de leurs fonctions. Ainsi les services de sécurités privés, contrairement aux soldats de l’Ordre, doivent faire attention à rester dans un cadre légal.



________________________________________

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum